RDC: une ambiance de gaieté malgré les affres des conflits dans l’Est du pays
-Par Driss Belkhadir-
Kinshasa – En dépit des conflits et l’épidémie à virus Ebola qui affligent la population dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), Kinshasa et Goma dégagent une ambiance de gaieté, où la musique Soukous fait vibrer les corps et les cœurs des Congolais, endoloris par l’absence d’une prospérité qui n’est pas encore au rendez-vous.
Considérée comme un “scandale géologique”, la RDC possède un sous-sol comptant parmi les plus riches au monde au regard de la géologie et de la minéralogie sans impact positif sur l’économie. En plus de diamants dont les réserves sont très importantes, une cinquantaine de minerais sont répertoriés dans le pays.
Sans pour autant en être la cause, ces minerais aident à perpétuer les conflits à l’est de la RDC, en proie à l’insécurité depuis 25 ans. Des dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont recensés dans cette zone. Les ADF, un groupe d’origine ougandaise, sont accusés d’être responsables de massacres de plus d’un millier de civils depuis octobre 2014.
Pour mettre un terme à l’insécurité qui sévit encore dans cette partie du pays, le président congolais Félix Tshisekedi a, entre autres, élaboré en juillet 2019 un vaste programme pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat. En octobre 2019, les Forces armées de la RDC ont lancé des opérations de grande envergure contre les groupes armés locaux et étrangers, en espérant mettre fin définitivement à l’insécurité dans cette région fragilisée par des années de conflits armés.
Bien qu’elle ne fauche pas actuellement de nombreuses vies humaines, à l’instar de la rougeole, l’épidémie à virus Ebola, quant à elle, constitue également une source de préoccupation majeure. Le mois dernier, l’Organisation mondiale de la Santé a indiqué que 2 236 décès suite à cette maladie ont été recensés entre le 1er août 2018, date de la déclaration de l’épidémie, et le 14 janvier 2020.
Soucieuse du bien-être de sa population, la RDC met tous les moyens en œuvre pour mettre fin aux épidémies et aux conflits, dont les malheurs mortifient l’orgueil des Congolais et retardent le développement tant souhaité par le pays.
++ A Kinshasa et à Goma: Adieu les malheurs, bonjour le bonheur..
Entre les affres des conflits sanglants et une noire désespérance générée par la pauvreté chronique, les Congolais ont déjà tranché: la musique et la danse pour toujours!
La semaine dernière, les Congolais se sont épanouis dans une atmosphère plus favorable à leur nature lors d’un festival de la musique organisé dans la ville de Goma, dans l’est du pays. Depuis sept ans, le festival Amani rappelle la nécessité de s’engager pour la paix dans la région des Grands Lacs. Cette année, il a pleuré les morts injustes, ceux de Beni en particulier.
Le festival “continue sa mission première : créer un espace qui pousse tout le monde à agir pour la paix” et “montre que Goma et la région des Grands Lacs ne sont pas que violence et pauvreté”, soulignent les organisateurs.
Trente choristes, huit solistes, un maître tambourineur et un danseur classique avaient ouvert la 7e édition de ce festival. “Nous nous rassemblons au festival Amani, pour montrer au monde que la vie existe malgré tout”, a indiqué Guillaume Bisimwa, directeur du festival Amani.
A Kinshasa, à quelques kilomètres de la Gombe, commune d’affaires qui abrite les principaux organes du pouvoir de la RDC, les Kinois se réfugient au bord du fleuve Congo pour se laisser transporter par le Soukous, une musique de danse qui fait vibrer les corps et les coeurs des Congolais.
“A Kinshasa, tous les jours sont fêtes. Les Kinois aiment l’ambiance, ils aiment danser. Ici tout le monde sait chanter ou danser”, a confié à la MAP Jacques. F, (36 ans).
Face aux violences et aux épidémies qui assombrissent l’atmosphère dans l’est du pays, le Soukous et la musique euphorisante qui l’accompagne instillent de la gaieté et de l’optimisme aux Congolais, en particulier à Kinshasa, une ville qui connaît une vie nocturne trépidante.
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